Mobilité

Conseil communal du 25 juin 2018

Motion relative à la sécurisation des voiries régionales et à l’inclusion de pistes cyclables sécurisées

Considérant que la sécurité des usagers publics doit être au cœur de l’aménagement des voiries présentes sur le territoire de la Commune de Woluwe-Saint-Lambert ;

Considérant que plusieurs voiries du territoire de la Commune sont gérées par l’administration régionale bruxelloise ;

Qu’il y a lieu plus particulièrement de viser les avenues Emile Vandervelde, de Broqueville, Paul Hymans, le Cours Paul-Henri Spaak et le Boulevard Brand Whitlock ;

Considérant que dans le cadre du réaménagement du Boulevard de la Woluwe, la région bruxelloise y a créé deux pistes cyclables sécurisées ;

Considérant que, selon un comptage réalisé par l’observatoire du vélo (ASBL ProVélo), à l’initiative des autorités régionales, une augmentation du nombre moyen de cyclistes entre 2015 et 2016 est de 30% ;

Qu’en outre, le taux de croissance annuel moyen du nombre de cyclistes en région bruxelloise est de 14% ;

Que ces chiffres tendent à démontrer une volonté d’un nombre croissant de citoyens d’intensifier leurs déplacements à vélo sur le territoire de la région bruxelloise ;

Considérant que la Commune de Woluwe-Saint-Lambert s’engage activement dans la promotion des modes alternatifs de déplacement ;

Qu’à cet égard, lors du réaménagement d’une voirie communale, il est tenu compte de la sécurité de tous les modes de déplacement ;

Que la commune de Woluwe-Saint-Lambert a déjà obtenu des subsides régionaux pour la sécurisation de ses voiries et des itinéraires cyclables, comme par exemple pour les carrefours Cerisiers/Lambeau/Lartigue/Juillet/Août, et Voot/Vandenhoven ;

Considérant que depuis 2017, la Commune de Woluwe-Saint-Lambert permet à ses habitants de tester des vélos à assistance électrique avec un accompagnement spécifique mis en place par les ateliers de la rue Voot ;

Que les différentes opérations menées auprès de nos habitants ont rencontré un vif succès, chaque session étant complète ;

Considérant que, depuis 2009, la Commune de Woluwe-Saint-Lambert demande à la région bruxelloise de procéder à un réaménagement de l’axe Vandervelde, Spaak, Hymans et Broqueville en privilégiant une réduction de la vitesse suite à des accidents mortels sur cet axe, et à la création d’une piste cyclable sécurisée, tout en réduisant la taille des carrefours des rues perpendiculaires ;

Considérant que dans le cadre du réaménagement du Boulevard Reyers, le Square Vergote sera inclus au périmètre des travaux ;

Que la commune a eu l’occasion de se prononcer quant à la réduction des bandes de circulation dans les tunnels de et vers l’autoroute E40 au profit de la création, en surface, d’une voirie latérale incluant une piste cyclable ;

Considérant que, dans un souci de cohérence, il est nécessaire que la région procède au réaménagement du Boulevard Brand Whitlock en continuité avec le Boulevard Reyers ;

Qu’à cette fin, il est nécessaire que la voirie latérale du Boulevard Brand Whitlock accueille une piste cyclable sécurisée ;

Considérant que le réaménagement des axes régionaux se justifie par des problèmes de vitesse et de sécurité dans les déplacements des différents usagers de la route ;

Le Conseil communal de Woluwe-Saint-Lambert :

  • DEMANDE au Ministre des travaux publics et de la mobilité de la Région bruxelloise de procéder au réaménagement des avenues Emile Vandervelde, Paul Hymans, de Broqueville, et le Cours Paul-Henri Spaak, en privilégiant la réduction de la vitesse sur ces axes et la création d’une piste cyclable sécurisée ;
  • DEMANDE au Ministre des travaux publics et de la mobilité de la Région bruxelloise, de débuter, sans délai, les études relatives au réaménagement du Boulevard Brand Whitlock, dans la continuité du réaménagement du Boulevard Reyers ;
  • DEMANDE au Ministre des travaux publics et de la mobilité de la Région bruxelloise de constituer, sans délai, deux groupes de pilotage composés des administrations régionales compétentes, des représentants des commerçants, des représentants de la Commune de Woluwe-Saint-Lambert et des riverains, portant l’un sur le Boulevard Brand Whitlock, l’autre sur l’axe Vandervelde-Montgomery ;
  • CHARGE le Collège de transmettre la présente motion aux membres du gouvernement bruxellois, aux administrations et associations concernées ;

 

 

Conseil communal du 16 décembre 2013

Motion relative a l’élargissement du périphérique (ring) Nord

Vu la directive européenne du 27 juin 1985 concernant l’évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l’environnement;
Vu la directive européenne 2008/50/CE concernant la qualité de l’air ambiant et un air pur pour l’Europe qui impose, depuis le 1er janvier 2010, que la moyenne annuelle concernant le dioxyde d’azote (NO2) ne dépasse pas le seuil de 40 µg/m3 ;
Vu l’accord du gouvernement bruxellois 2009-2014  qui prévoit de « réduire les émissions de gaz à effet de serre de 30% pour 2025 par rapport 1990 »;
Vu l’accord sur la 6e reforme de l’Etat qui crée une « communauté métropolitaine » au sein de laquelle  « se tiendra la concertation entre les trois Régions relative à la mobilité, à la sécurité routière et les travaux routiers, de, vers et autour de Bruxelles. Le fait de fermer ou de rendre inutilisables les accès et sorties du ring fera l’objet d’une concertation préalable »;
Vu que la Commission européenne a décidé en juin 2010 de demander à la Belgique d’appliquer pleinement la législation de l’Union européenne relative à la qualité de l’air pour ce qui est des particules;
Vu la décision de la Commission européenne du 6 juillet 2012 relative à la notification par le Royaume de Belgique d’un report du délai prévu pour respecter les valeurs limites fixées pour le NO2 dans trois zones de qualité de l’air qui indique que « pour évaluer s’il est réaliste de prévoir que la valeur limite sera respectée pour la nouvelle échéance, la Commission a besoin de données précises et détaillées sur l’ampleur et l’incidence des mesures de lutte contre la pollution envisagées, y compris un calendrier clair pour leur mise en œuvre ». En ce qui concerne Bruxelles, la Commission constate « qu’il ressort des informations que la valeur limite annuelle fixée pour le dioxyde d’azote ne sera respectée qu’en 2018 ».
Vu la décision du gouvernement flamand du 25 octobre 2013 qui prévoit les  modalités à suivre pour l’élargissement du périphérique (ring) nord, dont les travaux commenceront en 2016;
Considérant que le risque existe que la Région Flamande décide d’élargir le ring sans jamais mettre en place les autres mesures pour diminuer la congestion automobile dans et autour de Bruxelles;
Considérant que l’élargissement du périphérique aura un effet préjudiciable aux objectifs climatiques et en matière de qualité de l’air de la Région bruxelloise;
Considérant l’études récente de Greenpeace et du Bond Beter Leefmilieu Vlaanderen qui indique d’une part qu’en règle générale, l’effet d’appel généré par des infrastructures plus larges et attractives n’est que trop peu pris en compte dans les modèles de circulation à la base des études d’incidences sur l’environnement et que d’autre part, l’élargissement tel que prévu augmenterait le volume de trafic et, donc, les émissions sur et autour du ring de 10,1%;

Le conseil communal de Woluwe-Saint-Lambert :

  • demande au gouvernement régional :▪ d’inscrire le point relatif à l’élargissement du périphérique (ring) nord à l’ordre du jour du prochain comité de concertation régions – fédéral  comme prévu dans le cadre de la « communauté métropolitaine » au sein de laquelle « se tiendra la concertation entre les trois Régions relative à la mobilité, à la sécurité routière et les travaux routiers, de, vers et autour de Bruxelles. Le fait de fermer ou de rendre inutilisables les accès et sorties du ring fera l’objet d’une concertation préalable »;
  • demande au Conseil communal de▪ de marquer son désaccord par rapport au projet d’élargissement du ring décidé par le gouvernement flamand▪ à défaut de concertation entre les régions, de demander au collège des bourgmestre et échevins de déposer un recours auprès des instances juridiques  nationales et européennes  en application de la  directive européenne du 27 juin 1985 concernant l’évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l’environnement.